la bourse du travail de Saint-Denis, hier, assister à la projection de son
téléfilm en compagnie d'au moins 600 membres de la communauté malienne, il
aurait bien été un peu chahuté... Mais il en aurait beaucoup appris sur la
manière dont les Maliens de France ont très mal perçu son téléfilm, diffusé en
prime time sur France 2, le 14 mars dernier. Au cas où vous auriez boudé le
petit écran ce soir-là, Fatou est la jeune Parisienne d'origine Malienne,
belle à croquer, qui a captivé 8 millions de téléspectateurs. A côté, «
Rastignac » et ses 4 millions d'adeptes au meilleur de sa forme a dû
ravaler ses grandes ambitions. L'histoire de Fatou est inspirée d'un
fait divers : une brillante jeune fille, parfaitement intégrée, mariée de force
à un cousin du pays. Aidée de Gaëlle, sa copine bretonne plutôt délurée, elle
fuit la prison nuptiale et dénonce le viol dont elle a été
victime. « Encore, si c'était Fatou l'Africaine, d'accord...
», s'insurge Sanogo, en pleine projection. « Mais Fatou la Malienne, non !
Justement, le Mali est un des seuls pays avec la Guinée où une loi contre le
mariage forcé existe depuis l'indépendance de 1960. Au Mali, si tu
contrains ta fille à se marier, tu vas en prison. » Si débat il y avait eu avec
le réalisateur, ce dernier aurait rétorqué que son film n'était que
l'adaptation d'un fait divers. Ce à quoi Diadié Soumaré, président
du Haut Conseil des Maliens en France, aurait répondu : « Nous voulions que le
téléfilm soit suivi d'un vrai débat pour le mettre en perspective,
expliquer que c'est une exception, pas la règle. » Il aurait ajouté : «
Est-ce qu'un fait divers suffit à cataloguer toute une culture, une
population ? C'est facile de s'en prendre à la communauté malienne
qui est pacifique. Le Français moyen va nous regarder comme des
sauvages, des cannibales ! » « Moi, je suis Malienne, déclare au micro une jeune
femme, née en France et mariée à un Malien. Mon mariage n'a pas été forcé.
Le lendemain du film, ma fille à l'école, on lui a dit : " C'est
vrai que chez vous ça se passe comme ça ? " » « C'est pas réaliste,
enchaîne Aminata. Moi, ma famille a bien essayé de me marier à un cousin, mais
j'ai dit non. Je suis toujours célibataire et ça me va très bien. » Enfin,
la communauté malienne a aussi été très choquée par la scène du viol et du
dépucelage de Fatou. « Quand on m'a demandé de visionner le film en
avant-première à France 2 , explique Florence Dini, journaliste d'origine
africaine, je leur ai dit de couper. Le drap du lit taché de sang aurait suffi.
Tout le monde aurait compris... » Interrogé en fin de semaine, Daniel Vigne, le
réalisateur, a simplement commenté : « J'ai mis le doigt où ça fait mal en
évoquant cette coutume qui rattrape les enfants de
l'immigration. » SOS Racisme lui a apporté son soutien"
avez vous regardez seulement ce film?? des maliens qui parlent en lingala , des
maliens qui de part leur coutumes brimes l'indépendance de la jeune fille
"parfaitement intégrée" .
voivi ce qu'il se passe lorsque Fatou la malienne se reconnecte avec sa culture,
en tant que jeune femme noire née en france," elle se fait violer"
c'est donc cela la place de la femme noire en afrique, la seule image que
l'occident veuille bien diffuser de nous???. encore une fois pour salir, noircir
, rabaisser notre continent.
un film fait par un blanc où ceux sont les blancs qui viennent sortir FATOU de
sa prison ? la femme noire ne serait donc rien sans son sauveur occidental?? la
femme noire ne serait pas se rendre compte que "certaines tradtions" horribles ,
certes, ne sont pas supportables et sont le fruits de la domination de "certains
hommes africains" ??
n'ya til pas de femmes africaines qui se battent pour leur droit sans passer par
la case "éveil dindépendance grace à loccident"??
nya til que de l'excision et des mariages forcées en afrique??? seuls les femmes
africaines, ou pire malienne subissent des actes mysogynes??? en europe, les
femmes mortes à cause des coups et blessures de leur mari ne sont pas une preuve
que l'homme blanc n'en est pas forcément à un état plus évolué et respectueux de
la femme qu'en afrique..
tradition africaine rime donc avec "perte de liberté???"
pour terminer, car ce sujet me fait mal , pourquoi avoir laisser un homme blanc
faire ce film, nya til pas de maliens qui dénoncent ces pratiques loin d'être
répandues dans tout le pays??? faut il aller jusqu'en europe, jusqu'en france
pour se rendre compte que la femme et brimée, dans "certaines familles" ???
doit on encore pointer le doigt sur cet caricature grotesque de la tradition
africaine????
oublierons nous tous ces hommes blancs qui vont salir nos soeurs sénégalaises à
peine adolescentes?
oublierons nous de parler de ces troupes de femmes blanches venus chercher des
gigolos nigérians de 18 ans, après être ménopausées, se servant ainsi de la
misère des uns pour assouvir la perversion des autres????
les mariages forcés sont à bannir, et il est vrai que "certaines traditions"
sont à rejetter...mais les maliens ont ils besoin des français pour en prendre
conscience???
les maliens ont ils besoin de s'intégrer en france, "parfaitement" pour se
libérer????
c'est donc la france salvatrice encore uen fois montrée dans ce film, la france
pays des droits de lhomme, la france civilisatrice, et l'afrique sauvage, non
morale, émotionnelle et opprimante pour la femme . encore une fois ...
ce film , voyez comme il a été récompensé avec joie, voyez comment on en a parlé
et comment les français se sont réunis pour regarder l'afrique, l'autre afrique
sauvage et sans moeurs.
SOS racisme a soutenu cet homme. je commence à comprendre pourquoi ékoué de la
RUMEUR ne supporte pas ce groupe soit disant venu défendre nos intérêts.
que retenons nous de la culture malienne après avoir visionnée ce film ??
déjà nous sommes tous étonnés de voir que les maliens parlent lingala ...
ensuite nous retenons les mots clés tels que
"sauvagerie, inceste , prison, et heureusement qu'il y a les blancs pour aider
les filles noires parfaitement intégrées!!!!" à vos réactions.
